En avril 2025, 32,7 % des acheteurs privés allemands ont opté pour une voiture électrique — soit presque une voiture sur trois. Les immatriculations de véhicules électriques par des particuliers ont bondi de 85 % en un an. Ce n'est plus un signal faible : c'est une tendance de fond. Et en Belgique ? Des primes existent, les règles changent, et la question se pose de plus en plus concrètement dans les foyers. Voici ce que ce basculement signifie pour vous.
Ce qui se passe chez nos voisins allemands
Le marché automobile allemand a progressé de 2,7 % en avril dans l'ensemble, mais la croissance n'est pas uniforme. Côté particuliers, les immatriculations globales ont augmenté de 8 % — et celles de voitures électriques (VE — Véhicule Électrique à batterie, sans moteur thermique) ont explosé de 85 % sur un an. Résultat : près d'un acheteur particulier sur trois a choisi l'électrique ce mois-là.
À l'inverse, les ventes aux entreprises (ce qu'on appelle les flottes professionnelles) ont reculé de 3,6 %. Ce sont donc bien les particuliers qui tirent la demande vers le haut. Un renversement de tendance notable, qui montre que le passage à l'électrique n'est plus réservé aux grandes sociétés.
Belgique : ce que vous gagnez (ou perdez)
En Belgique, plusieurs dispositifs rendent l'achat d'un VE nettement plus accessible qu'il n'y paraît :
- Wallonie — Prime PIVERT : jusqu'à 4 500 € pour l'achat d'un véhicule électrique neuf, sous conditions de revenus et de résidence.
- Bruxelles : une prime régionale pouvant atteindre 4 000 € est accessible aux particuliers bruxellois.
- Flandre : une aide progressive selon l'Ecoscore (score d'impact environnemental du véhicule) récompense les modèles les moins polluants.
- LEZ — Low Emission Zones (Zones à Faibles Émissions) : Bruxelles, Anvers et Gand ont déjà instauré des restrictions d'accès pour les véhicules les plus polluants, avec des extensions prévues. Rouler en électrique vous met à l'abri de ces contraintes.
Ce que vous pourriez perdre en attendant ? La prime PIVERT, par exemple, évolue régulièrement. Et les LEZ se durcissent chaque année. Attendre a un coût.
Exemple chiffré : la famille de Namur qui roule 15 000 km/an
Prenons un profil concret : un couple avec deux enfants, vivant en périphérie de Namur, faisant environ 15 000 km par an (mix trajet domicile-travail et sorties week-end), avec un garage à la maison permettant de recharger la nuit.
- Carburant actuel (essence) : selon les estimations, environ 1 500 à 1 700 € par an pour ce kilométrage.
- Recharge électrique à domicile : selon les estimations, entre 400 et 600 € par an pour le même kilométrage (tarif nuit, borne installée).
- Économie annuelle carburant/énergie : de l'ordre de 900 à 1 100 € par an.
- Prime PIVERT Wallonie : jusqu'à 4 500 € déduits du prix d'achat, soit l'équivalent de 4 à 5 années d'économies d'énergie récupérées dès le départ.
- Entretien réduit : pas de vidange, moins de pièces d'usure — selon les estimations, 200 à 400 € économisés par an supplémentaires.
Sur cinq ans, cette famille pourrait économiser entre 8 000 et 10 000 € (prime incluse) par rapport à un équivalent essence. Un calcul à affiner selon le modèle choisi grâce au simulateur TCO personnel de Moteurs.com (TCO = coût total de possession sur toute la durée d'utilisation du véhicule).
Concrètement, qu'est-ce que je fais ?
- Vérifiez votre éligibilité aux primes régionales : rendez-vous sur votre espace membres Moteurs.com pour recevoir des alertes personnalisées selon votre région (Wallonie, Bruxelles ou Flandre) et votre profil.
- Simulez le coût réel de vos trajets en électrique : utilisez l'outil comparer-trajet pour estimer ce que vous dépenseriez en énergie sur vos routes habituelles, face à ce que vous payez aujourd'hui en carburant.
- Évaluez votre situation de recharge : avez-vous un garage, une prise accessible ? Si non, renseignez-vous sur les bornes publiques proches de chez vous — c'est souvent moins bloquant qu'on ne le croit, surtout en ville.
D'après Elektroauto News CH.